Chronique | Big Bones – Laura Dockrill*

Big Bones

RésuméJe ne suis pas grosse, j’ai juste de gros os !
Salut, moi, c’est Bluebelle, alias BB, alias Big Bones, rapport à mes « gros os ». J’ai seize ans, je suis une gourmande, et je ne m’en cache pas. En même temps, ce serait un peu diffi cile à dissimuler, vu mes rondeurs…
Seul souci, après une crise d’asthme, maman m’a emmenée chez un médecin qui m’a OBLIGÉE à tenir un journal de ce que je mange.
Sauf que moi, je m’aime comme je suis, et je n’ai aucune envie de guérir puisque je ne suis pas malade !


Mon avisEn 2018, il y a encore trop peu de roman abordants le thème de la grossophobie. Alors en découvrant Big Bones, je me suis dis que ça tombait à pic ! Et je tiens d’ailleurs à remercier Robert Laffont et leur collection R, ainsi que Netgalley pour cette découverte que j’attendais avec beaucoup d’impatience.

Mais malheureusement, cette fois-ci je ne serai pas gentille avec ce YA. Parce qu’il y a de quoi raconter avec ce roman-ci. Big Bones se veut être un roman contre la grossophobie. Et de ce point de vu là, je suis totalement d’accord. C’st même amplement réussi. Mais ce à quoi je ne m’attendais pas avec ce roman, c’est qu’il est composé à 95% de description de nourriture. Une fois, deux fois, trois fois et au bout d’un moment ça devient redondant. Je ne passerai pas par quatre chemin pour vous dire ce que j’en ai pensé: c’est mauvais et terriblement long ! J’ai même pensé à arrêter ma lecture tellement j’en avais marre. J’en ai presque eu l’appétit coupé, c’est donc vous dire. Il y a une surenchère qui n’était pas nécessaire je trouve. Après, il faut de tout me direz vous. Mais trop c’est trop…

Malgré tout, le personnages de BB est hallucinante parce que c’est une adolescente de 16 ans qui s’assume pleinement. Chose rare chez la nouvelle génération. Elle s’aime telle qu’elle est. C’est agréable et même motivant. Même si être obèse n’est pas une chose facile (je sais de quoi je parles croyez-moi), elle ne baisse jamais les bras. don humour décapant donne la pêche. Elle est tout le temps dans la satire et ça, ça fait du bien ! Maintenant, au risque de me faire taper sur les doigts, son obsession pour la nourriture m’a un peu gêné. Je trouve ça trop. Trop cliché. Et certainement trop descriptif aussi.

Mais ce qui m’a le plus le plus dans ce roman (et c’est d’ailleurs LA SEULE CHOSE qui m’a plu), c’est le fait que l’auteure aborde le sujet de la grossophobie. C’est ce que j’ai trouvé de plus intelligent et le mieux abordé dans l’histoire. Et pour ceux et celles qui ne savent encore pas ce que c’est, je vous conseille d’aller voir cet excellent article qui résume à peu près tout ce qu’est la grossophobie et ce qu’y en découle. Dans Big Bones, on fait face à une grossophobie banalisée. Les paroles des gens sont marquantes, désagréables. C’est blessant et foncièrement méchant. L’auteure nous met d’ailleurs en plein dans cette ambiance de grossophobie dès le début avec un rendez-vous chez le médecin et une infirmière tenant des propos grossophobes à tire la rigot. Parce qu’il ne faut pas croire, mais la grossophobie est bien trop banalisé dans le milieu médical. Et le fait que l’auteure l’aborde dans ce roman, rend l’histoire plus réaliste.

Big Bones est un YA qui se veut marrant, avec un sujet intelligent, mais qui devient rapidement barbant. On ne sait plus où donner de la tête avec toute cette histoire de nourriture. Trop c’est trop. Et pourtant c’est bien dommage parce que tout ça partait d’un bon sentiment avec un réel sujet sur le fond. Laura Dockrill veut traiter la grossophobie de manière réaliste. De ce côté-là, il n’y a rien à dire puisque c’est amplement réussi. Mais même si le personnage de BB est adorable, ça ne m’a franchement pas envie de continuer la suite de son histoire parce que tout s’éparpille. Ça part un peu dans tous les sens et c’est dommage. C’est un énorme fail pour moi  et très loin du coup de coeur auquel je m’attendais…

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5 réflexions sur “Chronique | Big Bones – Laura Dockrill*

  1. Babitty Lapina dit :

    Oh mince alors, ce roman me faisait vraiment de l’œil, mais c’est dommage que cela tourne autant autour de la nourriture :/ Ta chronique m’a quelque peu refroidie au sujet de ce roman, mais je suis quand même contente de l’avoir lue ! Je pense que je le lierai quand même si j’ai l’occasion, mais j’ai nettement moins d’attente qu’avant ta chronique.

    Aimé par 1 personne

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