Il était une fois...

IEUF #5 | L’auto-édition

Hello la compagnie !

Si vous suivez le blog depuis un petit moment, vous savez que j’ai lancé la catégorie « Il était une fois » il y a quelques mois pour vous parler de sujets divers autour du monde du livre. Le dernier article était sur la Fan Fiction et vous aviez été nombreux et nombreuses à l’apprécier.

Cette fois-ci je souhaitais vous parler de l’auto-édition. Depuis la création du blog, j’ai pu recevoir quelques livres d’auteurs auto édités alors je me suis dis qu’il était grand temps que je vous en parle un peu plus et que j’approfondisse le sujet pour vous faire découvrir cette univers un peu hors du commun.

DISCLAIMER: L’article qui va suivre va comporter tout un tas de chiffres et d’explications qui ont leur importance. Vous pourrez retrouver l’interview de l’auteure Mélanie Da Silva en fin d’article 😉

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Qu’est-ce que l’auto-édition ?

L’auto-édition permet avant tout de publier et de diffuser des textes qui entrent difficilement dans le cadre dit « normal » du milieu de l’édition. C’est une alternative à l’édition classique puisqu’ici, les écrivains choisissent d’être leur propre éditeur. Bien sûr, cela suppose de la part de l’écrivain, beaucoup plus d’implication dans des secteurs inhabituels pour lui comme la communication, la diffusion et j’en passe.

Outre le fait qu’il doive écrire son livre (ce qui est tout de même un minimum !) il doit aussi se charger des corrections, des différentes relectures, des formalités légales, et suivant le type de diffusion choisi, de l’impression, du stockage, de la vente de son livre et de sa promotion.

Parfois, certains auteurs préfèrent se tourner vers l’édition à compte d’auteur plutôt que l’auto-édition en voyant l’ampleur de la tâche.

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Qu’elle est la différence entre l’auto-édition et l’édition à compte d’auteur ?

Dans le cadre de l’édition à compte d’auteur, l’auteur paye une société pour qu’elle publie son livre. Dans le cadre de l’auto-édition, l’écrivain fait tout lui même !

Certains site internet se charge de l’édition à compte d’auteur comme lulu.com , Amazon , ou encore Bookelis . 

Comment auto-éditer son propre texte ?

Pour ça, il y a tout un tas d’étapes qui ressemblent à s’y méprendre à l’édition dite « normale » que tout le monde connaît.

Tout d’abord, il y a la saisie du texte et sa mise en page. C’est bien évidemment LA BASE de tout texte qui se veut être publié. Puis il y a la correction. C’est sûrement l’étape la plus longue de l’auto-édition. En règle générale, les textes sont le plus souvent relus par des proches de l’auteur.

Arrive ensuite l’impression.  Deux choix s’imposent alors à l’auteur: soit réaliser lui même l’impression avec sa propre imprimante (ce qui va lui prendre environ 1000 fois plus de temps !), soit confier ça a un professionnel et dans ce cas précis, certains sites internet s’en chargent (lulu.com , etc.) 

Après ces quatre premières étapes qui sont, bien évidemment, essentielles à la création du projet auto édité, viennent ensuite des étapes qui ont une tout autre importance, et pas des moindres: la communication autour du projet. Publicité, diffusion, formalités administratives et juridiques. Ce sont sans doute les étapes les plus importantes pour l’auto-édition.

Les formalité administratives et juridiques sont très limitées. De simples formulaires à remplir et puis voilà. Il faut bien évidemment obtenir un ISBN qui reste impératif pour avoir un dépôt légal car l’ISBN doit figurer sur toutes les oeuvres, c’est un peu le code barre d’un livre si vous voulez.

Puis il y a la publicité et la diffusion. Ces dernières années, les réseaux sociaux ont eu une grande importance dans le développement de la publicité et de la diffusion des oeuvres. Certains auteurs auto édités décident aussi de créer un site internet répertoriant leurs oeuvres pour que les lecteurs puissent s’y retrouver plus facilement.

L’auto édition est une solution pour tout auteur souhaitant avoir son oeuvre entre les mains sans passer par une traditionnelle maison d’édition qui a tel ou tel exigence quant à leur script.

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Et le prix ?

La question de la fixation du prix se pose à l’auteur. Il y a quelques chiffres qui ont leur importance. À titre indicatif, en moyenne dans le milieu classique de l’édition, 55 % du prix d’un livre permet de rémunérer sa diffusion, 20 % l’impression, 18 % l’éditeur, et le reste, aux alentours de 7 %, correspond aux droits d’auteur. Mais de manière plus générale, l’auteur, fixe le prix de son oeuvre en fonction de ses choix, soit à un prix inférieur aux prix du marché, soit à un prix supérieur. En réalité, tout dépendra principalement des frais d’impressions.

*

Interview de Mélanie Da Silva, auteure de Show Me You Care

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Présentes toi un peu

Je m’appelle Mélanie, j’ai 26 ans et j’écris depuis plus de 10 ans maintenant. Je vis pas loin de Paris et j’ai un chat noir qui s’appelle Snow. Comme Jon Snow, même si c’est une fille. Du coup, c’est une présentation un peu minable mais je ne saurais même pas quoi dire de plus.

Ton second roman, Show Me You Care, est une fan fiction qui a connu un très grand succès. Comment t’es venue cette idée et quel bilan tires-tu de cette expérience ?

Show Me You Care m’est venu grâce à une chanson qui n’est finalement pas représentative de la fiction (mais alors pas du tout), parce que c’est I Would de One Direction, la phrase « he’d kill me without any warning, if he took a look in my brain » est à l’origine de tout. C’est pour ça que ça commence avec Eleanor, qu’on à l’impression qu’Harry l’aime bien et la trouve gentille mais dès la fin du premier chapitre je me suis laisser embarquer par l’inspiration et je suis partie tellement ailleurs que Show Me You Care ne ressemble absolument pas à mon idée de départ. Et tant mieux parce que ça m’a permis de parler de sujets qui me touchent vraiment. C’était ma première fiction aboutie depuis très longtemps et il y a énormément de moi dans plusieurs personnages. Cette fiction a été ma thérapie un peu et le bilan a été très positif. Je ne m’attendais pas à ce que d’autres personnes soit également touchées par cette histoire et ça m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes, de voir qu’on n’est pas tout seul, c’est plutôt chouette.

Quand et comment trouves-tu le temps pour écrire ?

J’écris un peu n’importe où, quand ça me prend. Avant j’écrivais en cours sur des cahiers au lieu d’écouter la prof (mais j’ai quand même eu mon bac !) et puis après avec la fac, j’avais pas mal de temps. J’écrivais sur mon ordinateur, chez moi. Puis j’ai commencé à travailler alors j’écrivais dans le bus, sur mon iPod et puis maintenant, j’écris pendant les temps de sieste des enfants que je garde.  Quand l’inspiration vient, j’essaie de ne pas la laisser filer.

Pourquoi avoir choisi d’opter pour l’auto édition ?

J’ai choisi l’auto édition parce que c’était avant tout un moyen de répondre à une demande de mes lecteurs. C’est très long, je dois tout faire moi-même de A à Z et même avec une grande attention, c’est très loin d’être parfait, les couvertures sont parfois un sacré budget mais je suis contente de me dire que, si les gens le veulent, ils peuvent se procurer une fiction qu’ils ont bien aimé, qu’ils peuvent la trimballer où ils veulent et qu’ils ont tous la même couverture. A mes yeux, c’est simplement un moyen d’imprimer ma fiction, mais au lieu que ce soit dans un format A4 pas pratique, c’est en livre.

Compte tenu de ton succès, enverra-tu un jour un manuscrit à une maison d’édition (si ce n’est pas déjà fait) ?

Je n’estime pas que j’ai un gros succès non plus et je suis tout à fait consciente que j’écris uniquement des fictions et que je suis très loin de ce que recherche les maisons d’édition. J’envoie parfois ce que j’écris à une maison d’édition où je sais pertinemment que je ne serais pas prise parce que mes histoires ne correspondent pas à leur ligne éditoriale, mais qui ne réponde pas simplement par une lettre type de refus ; ils prennent le temps de faire un véritable commentaire sur ce qu’ils ont lu en pointant ce qui est positif et ce qui ne l’est pas. Du coup j’ai un avis professionnel et ça me permet de m’améliorer en travaillant sur le négatif. Après, je ne sais pas si j’enverrais mes fictions ailleurs, je ne ressens pas particulièrement l’envie ou le besoin d’être publiée à tout prix. Je crois que j’aime beaucoup le principe d’une fiction : poster un chapitre, voir les réactions des lecteurs au fur et à mesure, échanger avec eux, lire leurs théories… C’est un truc qu’on perd en maison d’édition.

Comment vois-tu ton avenir d’auteure de fiction ?

Tant que j’ai de l’inspiration, j’écris. Ça fait plus de 10 ans que ça dure alors je ne pense pas que ça s’arrêtera mais avant Show Me You Care, j’avais écrit une trentaine de fiction que je n’avais jamais publié et que j’envoyais à une amie parce qu’elle aimait bien lire. Je continue de poster parce que ça me permet d’échanger avec des gens, mais rien ne dit que d’ici quelques années je ne me mettrais pas à réécrire que pour moi. C’est une passion et un passe-temps alors tant que ça me fait plaisir de le faire, je continue.

Pourrais-tu nous parler de ton tout dernier projet ?

C’est une fiction qui me trotte en tête depuis de looooongs mois du coup, j’ai fini par craquer. J’ai réuni dedans plusieurs idées de fictions que j’avais déjà écrite avant et je mélange le tout. Je crois que je n’ai jamais écrit ce genre de fiction avant, du coup, je suis super emballée et inspirée. C’est léger, c’est agréable à écrire. J’aime bien changer d’univers à chaque fois et me renouveler et j’espère toujours embarquer quelques personnes avec moi.

Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes auteurs qui rêvent de se lancer dans l’auto-édition ?

L’auto édition n’a rien de très compliqué et il ne faut surtout pas hésiter à le faire. Même si c’est simplement pour garder une trace d’une fiction qu’on a beaucoup aimé écrire. Ça reste avant tout de l’impression et comme je le disais plus haut, un livre, c’est toujours plus joli qu’un tas de feuille A4. Alors même si c’est un exemplaire unique, si ça vous tente, si ça vous fait plaisir, ne vous empêcher pas de le faire – quitte à prendre du temps et à s’arracher les cheveux parfois. On m’a déjà dit que c’était « prétentieux » de décider seule que sa propre histoire valait la peine d’être imprimée mais ces gens-là n’ont rien compris ; personnellement, je désire juste garder une trace de quelque chose qui a marqué ma vie et si d’autres personnes souhaitent également en garder une trace (soit en achetant le livre, soit en l’imprimant eux-mêmes, soit en le relisant plusieurs fois sur Internet), alors ils ont également le droit. Je ne considère pas que mes écrits valent le coup d’être lu au point de rechercher activement une maison d’édition, mais je suis tout de même contente de me dire que grâce à l’auto-édition, ma mère peut également lire ce que j’écris, par exemple. En conclusion, n’hésitez pas à imprimer vos livres si vous en avez envie, parce que l’auto édition c’est surtout un moyen d’imprimer de manière plus joli.

***

Show Me You Care est disponible sur le site Lulu.com , vous pourrez aussi y retrouver tous les livres de Mélanie. Vous pouvez également lire toutes ses histoires ici ! 😉

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